Depuis des millénaires, Les femmes du sud-ouest marocain utilisent l’huile d’Argan comme soin de beauté pour le visage, le corps et les cheveux. L’huile d’Argan dans cette région est également employée par les femmes pour les usages de santé comme le massage des nourrissons, le traitement de la varicelle chez l’enfant et de l’acné juvénile, la prévention des vergetures pendant la grossesse, le soin des ongles cassants…
Ses propriétés organoleptiques en font une huile précieuse pour l’art culinaire. Le goût d’amande et de noisette de l’huile d’Argan (dû à une légère torréfaction qui lui donne aussi sa couleur plus foncée) rehausse la saveur des plats, comme le couscous, les poissons et les vinaigrettes.
D’après des études menées chez l’animal, l’huile d’argan permet de :
- Stabiliser de l’hypercholestérolémie
- Stimuler les cellules cérébrales et le fonctionnement du foie.
- Protéger le tissu conjonctif.
Aujourd’hui, ce sont des coopératives de femmes qui produisent l’huile d’Argan : les fruits sont desséchés puis dépulpés. La noix obtenue est brisée manuellement selon des techniques ancestrales. En jaillissent deux minuscules amandons. Ces amandons, par simple pression à froid, donnent l’huile vierge d’Argan.
Les amandons peuvent être préalablement torréfiés. L’huile d’Argan obtenue est plus ambrée et beaucoup plus goûteuse. Elle est alors qualifiée huile d’Argan alimentaire. Par opposition, l’huile vierge extraite des amandons non torréfiés est appelée huile d’Argan cosmétique.
Vous trouverez l’huile d’Argan alimentaire ainsi que des produits de beauté et de soin d’une efficacité incomparable qui utilisent des concentrations importantes d’huile d’Argan cosmétique
L’arganier semble être une espèce-relique ; le dernier survivant d’une famille d’arbres tropicaux (Sapotacées). Il se serait répandu au Maroc durant l’ère tertiaire alors que le climat était chaud et tempéré et qu’existait vraisemblablement une connexion entre la côte marocaine et les îles Canaries. Il se serait alors répandu sur de vastes étendues, du Maroc à l’Ouest de l’Algérie.
Au Quaternaire, il aurait été refoulé vers le sud-ouest lors de la phase glaciaire. Cela expliquerait l’existence actuelle de quelques colonies dans la région de Rabat (région de Khémisset) ; au nord du Maroc, près de la côte méditerranéenne dans les monts Béni-Snassen, au nord-ouest d’Oujda ; et en Algérie, à 120 km au nord de la ville de Tindouf (44 000 hectares).
L’huile d’argan fait l’objet d’une Indication Géographique Protégée, publiée au bulletin officiel N°5805 du 18 janvier 2010. Celle-ci certifie que l’utilisation du nom « huile d’argan » par une marque commerciale implique le respect d’un cahier des charges fixe. Les laboratoires Pierre Fabre ont enregistré dans les années 1980 le mot « argan » comme marque déposée, commercialisant sous ce terme une crème à base d’huile d’argan. Fin 2010, des négociations sont en cours entre le Maroc et l’Union Européenne pour faire reconnaitre l’IGP en Europe. En décembre 2010, le Tribunal de Grande Instance de Paris annule la marque « argan » en première instance dans un litige opposant la société Pierre Fabre à la société Clairjoie.
L’huile d’argan bénéficie d’une grande attention comme approche de prévention nutritionnelle pour prévenir le risque cardiovasculaire. Par ailleurs et vu l’importance des composés nutritionnels doués d’activités antioxydantes comme les carotènes, les polyphénols, les vitamines A, C et E dans l’arrêt du développement ou la progression de quelques cancers, l’huile d’argan, par sa richesse, notamment en gamma tocophérol, pourrait avoir une action antiproliférative. En effet, les études expérimentales récemment réalisées suggèrent que l’huile d’argan pourrait être d’un intérêt potentiel pour développer de nouvelles stratégies pour la prévention du cancer de la prostate.
Les données actuelles de la recherche scientifique sur l’huile d’argan impliquent qu’elle contribue à un développement économique nouveau au Maroc et dans le monde entier.
